Un lapin traverse sa vie avec six maladies qui reviennent : la coccidiose, l'entérocolite et la diarrhée, les parasites internes, la gale des oreilles, le coryza et les carences de croissance ou de mue.

Ce sont celles sur lesquelles vous pouvez agir. Et il faut agir vite, parce que le lapin donne moins de temps que les autres espèces.

Le lapin est une proie. Dans la nature, celui qui montre sa faiblesse est celui que le renard attrape en premier, et des siècles de domestication n'ont rien changé à ce réflexe.

Chez un chien, les premiers symptômes ouvrent une fenêtre de plusieurs jours. Chez le lapin, elle se compte souvent en heures. C'est l'animal domestique dont le délai d'intervention est le plus court.

Trois situations n'attendent pas : l'arrêt du transit, le coup de chaleur au-delà de 28 °C, et la myiase — des asticots sur un arrière-train souillé.

Celles-là ne se lisent pas, elles s'appellent. Le détail est en fin de page.

Les six maladies du quotidien, en un coup d'œil

La maladie Ce que vous voyez Le guide Notre réponse
Coccidiose Ventre gonflé et dur, diarrhée, lapereau qui stagne au sevrage Coccidiose et gros ventre Coxi Activ Lapin
Entérocolite, diarrhée Crottes molles, arrière-train souillé, ventre ballonné Diarrhée du lapin Enterro Dia Lapin
Parasites internes Amaigrissement lent, poil terne, lapin qui dépérit Vermifuge naturel lapin Diavermix Eau Lapin
Gale des oreilles Croûtes beiges feuilletées, secouements de tête, grattage Gale du lapin Gale Lapi
Coryza Éternuements, nez qui coule, yeux larmoyants Coryza du lapin Pulmo Phyt Lapin
Carences, mue difficile Poil qui ne repousse pas, croissance lente, femelle épuisée Pelage, mue et croissance Vita Poultry Lapin

1. La coccidiose

La première cause de mortalité au sevrage, et la maladie qui décime les portées.

Ce que vous voyez. Un lapereau qui cesse de grossir alors que ses voisins de portée progressent. Un ventre gonflé, tendu, dur au toucher. Une diarrhée. Un poil piqué.

Chez l'adulte, la coccidiose est souvent silencieuse : l'animal héberge le parasite sans le montrer, et il contamine les jeunes.

Ce qu'il faut savoir. Elle existe sous deux formes. L'intestinale, la plus courante. Et l'hépatique, due à Eimeria stiedae, qui ne se voit qu'à l'autopsie.

Le cycle passe par les oocystes, rejetés dans les crottes et avalés avec la litière ou le foin souillé. Ils résistent à la plupart des désinfectants ordinaires.

C'est pour ça que la coccidiose se gère par l'hygiène autant que par le traitement : un clapier humide et surpeuplé la réinstalle indéfiniment.

Le moment critique est le sevrage, entre quatre et huit semaines, quand l'immunité maternelle s'efface.

Notre réponse. Coxi Activ Lapin s'utilise en prévention sur la période de bascule, en eau de boisson pour l'ensemble du lot.

Le guide : coccidiose et gros ventre du lapin.

2. L'entérocolite et la diarrhée

Le tube digestif est l'organe fragile du lapin. Presque tout se joue là.

Ce que vous voyez. Des crottes molles, un arrière-train souillé, un ventre ballonné, un lapin qui mange moins.

Attention à ne pas confondre une vraie diarrhée avec des cæcotrophes non consommés. Le lapin produit deux types de crottes : les dures, qu'il laisse, et les cæcotrophes en grappes molles, qu'il avale directement.

Un lapin trop gros ou arthrosique n'y arrive plus, et les cæcotrophes s'écrasent dans la litière — ce qui ressemble à une diarrhée sans en être une.

Ce qu'il faut savoir. Diarrhée et arrêt du transit paraissent opposés et relèvent du même déséquilibre.

Un lapin nourri trop en granulés et pas assez en foin voit sa flore cæcale basculer : selon le sens de la bascule, ça donne une stase ou une entérocolite.

Dans les deux cas, la fibre est à la fois la cause et la solution.

Notre réponse. Enterro Dia Lapin accompagne le confort digestif sur les épisodes de crottes molles et de ventre ballonné.

Le guide : diarrhée et stase digestive du lapin.

3. Les parasites internes

Moins spectaculaires que la coccidiose, mais présents partout, et responsables d'une usure lente.

Ce que vous voyez. Un lapin qui maigrit lentement en mangeant encore. Un poil terne. Une croissance qui ne suit pas chez le jeune.

Ce qu'il faut savoir. Un lapin qui maigrit doit d'abord faire vérifier ses dents : elles poussent toute sa vie, environ deux millimètres par semaine, et une malocclusion l'empêche de broyer.

Une fois les dents écartées, le parasitisme interne est la grande cause d'amaigrissement.

Le lapin d'extérieur, qui broute au sol, est plus exposé que le lapin d'appartement — mais aucun n'est à l'abri, le foin et la litière suffisant à véhiculer les œufs.

Notre réponse. Diavermix Eau Lapin se donne en eau de boisson, ce qui permet de traiter tout un lot sans manipuler chaque animal.

Le guide : vermifuge naturel pour lapin.

4. La gale des oreilles

La plus visible des maladies du lapin, et l'une des plus douloureuses.

Ce que vous voyez. Des croûtes épaisses, beiges, feuilletées au fond du pavillon. Un lapin qui secoue la tête, se gratte l'oreille jusqu'au sang, tient la tête de travers.

Ce qu'il faut savoir. Elle est due à Psoroptes cuniculi, un acarien, et elle est très contagieuse entre lapins. Un cas dans un clapier annonce les autres.

Non traitée, elle se complique en otite, et l'otite interne donne le torticolis — qui, lui, ne se rattrape pas toujours.

Ne décollez jamais les croûtes. C'est à vif dessous, et extrêmement douloureux. Le traitement les fait tomber seules.

Notre réponse. Gale Lapi traite les croûtes et les démangeaisons de l'oreille.

Traitez tous les lapins du clapier en même temps, pas seulement celui qui montre les croûtes.

Le guide : gale du lapin, oreilles et parasites externes.

5. Le coryza

La maladie respiratoire du lapin, et le meilleur indicateur de la qualité de votre bâtiment.

Ce que vous voyez. Des éternuements, un jetage d'abord clair puis épais, des yeux larmoyants, les pattes avant souillées à force de se frotter le nez.

Ce qu'il faut savoir. Le coryza est le nom courant d'une infection le plus souvent due à Pasteurella multocida, présente à bas bruit dans beaucoup d'élevages.

Elle se déclare quand l'air se dégrade : ammoniac d'une litière trop vieille, poussière de foin, ventilation insuffisante, ou courant d'air direct.

Non maîtrisé, le coryza gagne l'oreille moyenne — et c'est là que la tête se penche.

Une tête penchée peut aussi venir d'Encephalitozoon cuniculi, un parasite du système nerveux. Les deux relèvent du vétérinaire.

Notre réponse. Pulmo Phyt Lapin accompagne le confort respiratoire sur les épisodes d'éternuements et d'écoulement.

Mais le vrai levier est l'air du clapier. Traiter sans corriger la ventilation, c'est recommencer tous les mois.

Le guide : coryza et troubles respiratoires du lapin.

6. Les carences, la mue et la croissance

Moins une maladie qu'un terrain, mais c'est ce terrain qui décide de tout le reste.

Ce que vous voyez. Un poil qui ne repousse pas après la mue. Une croissance qui stagne chez le jeune. Une femelle épuisée après plusieurs portées. Un pelage sans éclat.

Ce qu'il faut savoir. La mue est le moment le plus exigeant de l'année : refaire un pelage entier coûte énormément à l'organisme.

C'est aussi un moment à risque digestif, parce que le lapin avale des poils en se toilettant — et le poil ingéré est un facteur direct de stase.

Chez la reproductrice, l'enchaînement gestation-allaitement-gestation creuse les réserves plus vite qu'on ne le croit.

Notre réponse. Vita Poultry Lapin soutient la croissance, la mue et la reproduction.

Un brossage régulier pendant la mue complète l'action : moins de poils avalés, moins de risque digestif.

Le guide : pelage, mue et croissance du lapin.

Les autres maladies du lapin : ce qu'il faut savoir

Plus rares, ou relevant entièrement du vétérinaire. Aucun soin naturel n'y répond.

La myxomatose. Virale, transmise par les moustiques et les puces, mortelle dans la grande majorité des cas. Paupières gonflées, nodules, abattement. Seul le vaccin protège, y compris un lapin d'appartement.

La VHD. Maladie hémorragique virale. Foudroyante, souvent sans symptôme préalable. Vaccination également.

La malocclusion dentaire. Les dents poussent toute la vie. Un lapin qui bave, qui trie sa nourriture ou dont les yeux coulent doit faire examiner ses molaires du fond, invisibles sans matériel.

La pododermatite. Plaies sous les jarrets, chez le lapin lourd, sur sol grillagé ou litière humide. Elle se prévient par le sol, pas par un produit.

Le torticolis. Otite interne ou E. cuniculi. Avis vétérinaire rapide : plus on attend, moins la récupération est complète.

Les troubles urinaires. Calculs et boues vésicales, favorisés par une alimentation trop riche en calcium et une eau insuffisante.

Les trois urgences qui ne se lisent pas

L'arrêt du transit. C'est la première cause de mort évitable du lapin.

Le lapin ne peut pas vomir. Son tube digestif ne fonctionne qu'en marche avant, et il doit tourner en permanence.

Douze heures sans manger suffisent à enclencher une stase : le cæcum se déshydrate, la flore bascule, la douleur coupe l'appétit, et le cercle se referme.

Le signe le plus fiable n'est pas l'appétit, c'est le bac à litière. Un lapin sain produit deux à trois cents crottes par jour.

Des crottes plus petites, plus rares, reliées par des poils, puis plus rien : la chronologie est toujours la même.

Le coup de chaleur. Le lapin ne transpire pas. Il évacue sa chaleur presque uniquement par ses oreilles, et cette surface ne suffit plus au-delà de 28 °C.

Moins encore chez un lapin nain, un bélier, un sujet obèse ou à poil long. Les dégâts sont irréversibles avant que l'animal ne paraisse en détresse.

La myiase. Une mouche pond sur un pelage souillé — arrière-train sale, plaie, excès de graisse empêchant la toilette.

Les œufs éclosent en moins de vingt-quatre heures et les asticots attaquent les tissus vivants. L'animal peut mourir de choc avant qu'on ait compris.

Lire un lapin : le bac, le foin, la posture

Trois choses, tous les jours, deux minutes.

Le bac. Combien de crottes depuis hier, et de quelle taille. C'est l'outil de surveillance le plus fiable dont vous disposez.

Le foin. Y a-t-il touché. Un lapin qui ne mange plus son foin est un lapin qui décroche.

La posture. Se déplace-t-il, ou reste-t-il tassé en boule, yeux mi-clos.

Un mot sur le grincement de dents, parce qu'il est mal compris. Un lapin détendu fait vibrer doucement ses mâchoires quand on le caresse — c'est l'équivalent du ronronnement.

Un grincement fort, sonore et répété, chez un lapin immobile et voûté, signale une douleur intense. C'est l'intensité et la posture qui tranchent.

Prévenir : les quatre leviers

Le foin, avant tout le reste. Il doit représenter environ 80 % de la ration et rester disponible en permanence. Il use les dents, il fait tourner le transit, il occupe l'animal.

La quasi-totalité des troubles digestifs et dentaires du lapin de compagnie vient d'une ration trop riche en granulés et trop pauvre en fibre.

Le clapier et la litière. Un sol sec avec une zone pleine où poser les pattes, une litière renouvelée avant qu'elle ne sente, une ventilation sans courant d'air.

Coryza, pododermatite et myiase se préviennent presque entièrement ici. Dia Clean et Dia Clean Pulvé assurent le nettoyage des clapiers et des cages.

Le pelage. Un brossage régulier pendant la mue évite l'ingestion de poils, facteur direct de stase — et un pelage propre est un pelage sur lequel les mouches ne pondent pas.

Le calendrier. Vaccination myxomatose et VHD, vide sanitaire, surveillance renforcée au sevrage. Voir le calendrier de soins annuel du lapin.

Les maladies du lapin d'élevage : ce qui change

En élevage, on ne soigne pas un individu, on gère une population.

La coccidiose et l'entérocolite frappent au sevrage et se propagent à toute la bande. La question n'est plus « ce lapereau est-il malade » mais « quel est le taux de mortalité de cette portée ».

Les traitements se donnent en eau de boisson pour l'ensemble du lot. Un animal atteint isolément est presque toujours le premier signe visible d'un problème collectif.

Trois leviers structurent la conduite.

Le vide sanitaire entre deux bandes, avec nettoyage complet et désinfection, casse le cycle des oocystes de coccidies.

La densité : un clapier surpeuplé concentre l'ammoniac et la pression parasitaire, et le coryza y devient endémique.

La conduite du sevrage, enfin : transition alimentaire progressive, foin à volonté, et surveillance rapprochée des quinze jours qui suivent.

Ce que les soins naturels font, et ce qu'ils ne font pas

La vie d'un lapin se joue dans son clapier, pas chez le vétérinaire. C'est là que se décide le nombre de fois où vous devrez l'appeler.

C'est ce terrain que travaille la gamme : hygiène du clapier, confort digestif, pression parasitaire tenue basse, accompagnement de la mue et de la croissance.

Un complément alimentaire ou un produit d'hygiène n'est pas un médicament : il aide, il soutient, il accompagne.

Il n'arrête pas une stase installée, ne soigne pas une myxomatose et ne remplace pas une prise en charge de la douleur. Sur les trois urgences de cette page, la réponse est le vétérinaire.

L'ensemble est regroupé dans la collection soins lapins.

L'essentiel à retenir

  • Six maladies font l'essentiel de la vie d'un lapin : coccidiose, entérocolite, parasites internes, gale des oreilles, coryza, carences.
  • Le lapin est l'animal domestique qui laisse le moins de temps. Sa fenêtre d'intervention se compte en heures, pas en jours.
  • Le bac à litière est votre meilleur outil de diagnostic. Des crottes qui diminuent puis disparaissent annoncent une stase.
  • Douze heures sans manger suffisent à enclencher un arrêt du transit. C'est la première cause de mort évitable.
  • Au-delà de 28 °C, le coup de chaleur se compte en heures. Le lapin ne transpire pas.
  • Le foin, c'est 80 % de la ration. La plupart des troubles digestifs et dentaires viennent de là.
  • Myxomatose et VHD ne se soignent pas. Elles se vaccinent, y compris pour un lapin d'appartement.

Questions fréquentes :

Mon lapin ne va pas bien, que faire en premier ?

Regardez trois choses dans cet ordre : le bac à litière (combien de crottes depuis hier, et de quelle taille), le foin (y a-t-il touché), et la posture (se déplace-t-il, ou reste-t-il tassé). Si les crottes ont disparu et que le foin est intact depuis douze heures, n'attendez pas : c'est une urgence vétérinaire. Si le lapin mange encore et se déplace, vous avez le temps d'observer une demi-journée.

Quels sont les signes qu'un lapin est malade ?

Le premier signe est presque toujours comportemental : un lapin qui reste immobile dans un coin, qui ne vient plus vous voir, qui cesse de faire sa toilette. Viennent ensuite les signes physiques — crottes rares ou absentes, refus du foin, poil terne ou piqué, nez qui coule, oreilles croûteuses, arrière-train souillé. Chez cette espèce, le changement de comportement précède toujours le symptôme visible.

Mon lapin est prostré dans un coin et ne bouge plus, est-ce grave ?

Oui, considérez-le comme sérieux jusqu'à preuve du contraire. Un lapin qui ne bouge plus, tassé en boule, les yeux mi-clos, exprime une douleur — le plus souvent digestive. Associé à une absence de crottes, ce tableau est celui de la stase digestive, et il relève du vétérinaire dans les heures qui suivent.

Pourquoi mon lapin grince-t-il des dents ?

Tout dépend de l'intensité. Un grincement doux et discret pendant les caresses est un signe de bien-être, l'équivalent du ronronnement du chat. Un grincement fort, sonore et répété, chez un lapin immobile et voûté, signale une douleur intense. La posture tranche : un lapin détendu qui vibre des mâchoires va bien, un lapin en boule qui craque des dents va mal.

Quelles sont les maladies courantes du lapin nain ?

Les mêmes que chez les autres lapins : stase digestive, coccidiose, coryza, gale des oreilles, pododermatite. Deux particularités toutefois — les races à face courte sont prédisposées aux malocclusions dentaires, et le petit format réduit la marge face à la déshydratation et à la chaleur.

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